Ayant une grande confiance aux personnes qui avaient collaboré avec lui lors de son passage dans le gouvernement, Pasqua demeurerait-il toujours imperturbable ? Chaque personne de son ancien ministère lui reconnaît une certaine rigueur contre la corruption et les illégalités et il ne bronche pas devant son accusation. Mais c'était compter sans le témoignage de Daniel Anceau, un ancien commandant de police qui travaillait pour le service des courses et jeux des Renseignements généraux (RG). Ce dernier constitue en effet le témoin clé du Ministère Public. Il a avoué sous serment des manœuvres qu'auraient fait des membres du ministère de l'Intérieur pour autoriser l'ouverture du casino objet du litige.  Depuis 1994, le casino d'Annemasse avait fait l'objet d'avis négatifs de la part des Courses et jeux. Puis soudainement, selon les témoignages d'Anceau, il reçut l'aval du ministère à l'époque Charles Pasqua. Le motif des différents rejets en 1994 était basé sur le manque d'informations sur la légalité des investisseurs de cet établissement venus de Congo. Cet aval ministériel accordait donc subitement crédit à une honorabilité sans preuve de ces derniers. La commission s'y était opposé mais Pasqua ne les aurait pas écouté et donné l'autorisation. Il a été établi que la campagne de Pasqua a été financée par l'argent issu de la vente de l'établissement en 1999. L'affaire est loin d'être conclue et les deux parties en conflit sont encore à couteaux tirés jusqu'à la sortie de la décision de justice sur cette affaire.
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